[RÉSONANCE] Le Continuum

🌱 Retraite d’écriture 🌱
[Résonance] : le Continuum


D’un regard, n’habiter qu’une réalité

( Spoil: c’est perché…! )

Lorsque j’étais enfant , ça se jouait comme ça en moi: « on dirait que ça serait comme ça ! »
Et sans autre forme de procès, ça le devenait.
La réalité était multiple. Quantique.


Là, perchée sur mon arbre, ou accroupie dans l’herbe, tant qu’un regard adulte ne se posait pas dessus, j’habitais de multiples réalités simultanément.
Et même, de multiples temporalités.
Je pilotais mon propre continuum.
La clé d’activation en était  »on dirait que… !  »

Cette petite Claire d’hier -qui ne connaît pas de limite- a décidé de s’inviter chaque matin dans ma retraite.
Elle déboule de cet autre temps qui se joue en parallèle, et grâce à elle, chaque journée se réinvente.
« regarde, Grande-Claire-de-cette-réalité-là: on dirait que tu mettrais la table ici ! Et qu’aujourd’hui, le monde ressemblerait à ça ! »
Puis elle disparaît, me laissant à mes choses d’adulte, capable de n’habiter qu’une réalité à la fois, fusse-t-elle parallèle.

Sans doute, si je n’étais si fort baignée de regard adulte dans cette réalité, je serai là, en culotte, comme hier, sauvageonne exploratrice, à être un moment fourmi, et l’autre moment le vent.
Habitant l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’impalpable, sans distinction.
Sans séparation.
Et j’écrirais à partir de tous ces états.
Avec des bâtons et des cailloux.

Bon voilà.
Mais là, je suis là.
De retour dans mon regard d’adulte.

Habitant à nouveau profondément cette tranche de réalité.
Qui n’appartient qu’à à une seule dimension, mais qui connaît son propre continuum, et ses propres superpositions.
La clé d’activation en est différente : « et demain il faudra… »

« et demain il faudra rentrer… »

Fini la culotte, fini les fourmis, fini d’habiter l’infiniment petit, l’infiniment grand et l’impalpable.
C’est ainsi que demain s’invite dans ma réalité, pour lui voler sa qualité de présent. Instantanément, tout s’accélère. Le temps se contracte.

C’est ainsi que « notre monde » me traverse, ne laissant plus « Le Monde » me traverser.
D’un regard, couper la résonance.
Et laisser la place à l’interférence.
Paradoxe du regard sur ce qui est observé…
On m’a souvent demandé pourquoi une retraite ? Je crois bien que la réponse toute entière tient là-dedans.

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