LE LABORATOIRE DU COLLECTIF

L’une de mes plus belles et pertinente expérience à ce jour !

Dans la graine, l’envie de vivre un collectif qui n’aurait pas d’autre enjeu que d’expérimenter, et de proposer prétextes et synergies pour se grandir les uns les autres.
Sans enjeux d’Egos, de pouvoirs, d’écoles ou de mouvements. Préservé d’enjeux financiers ou d’étiquettes.

Un collectif où l’essaimage, la production de Communs, le Partage Sincère et l’Économie du Don tiendrait une bonne place.

Est alors né le Laboratoire du Collectif

La première intention

L’essaimage de pratiques d’Intelligence Collective, a été dès le départ une volonté forte, et assumée, tant la conviction qu’un monde soutenable et respectueux du vivant passe d’abord par cette intelligence, ou même, dirais-je, humilité relationnelle.

La première intention a donc été de tester de multiples façons de faire-ensemble, jusque dans la gestion de la « structure », nous autorisant à tester et improviser de multiples modèles de gouvernance.
L’idée étant de mettre à disposition, à partir de nos expériences -vertueuses comme laborieuses- un panel de possibilités argumentées à destination d’autres structures, organisations, et Citoyens du Monde, qui œuvrent à la transition.

La réalité de terrain

Presque 4 ans après, nous nous sommes fixés sur… une absence totale de
gouvernance !

Nous avons découvert et cultivé les qualités du fonctionnement Stigmergique. En cheminant.

poubelleAu Labo, à ce jour, il n’existe pas de « liste de membres », mais plutôt des impulsions projet, ou « bulles », qui se créent au rythme des élans, et « plopent », sans autre forme de procès, lorsqu’elles ont fini de visiter leur zone de pertinence.
Chaque bulle est libre de son fonctionnement, du moment qu’elle porte les valeurs du Labo:  Œuvrer à la Transition, dans la recherche d’interactions génératives, joyeuses, apaisées, dans le respect de l’Individu comme du Vivant

Ce qui s’exprime à ce jour par:

  • l’Écologie du Don, et, aussi souvent que possible, les axes non-monétaires (mécénat de compétences, etc)
  • La culture du Partage Sincère (les communs, créative commons, l’authenticité relationnelle…)
  • L’individuation, les interactions Pairs à Pairs, et l’essaimage des pratiques propres à nourrir ces focales.Et qui est rendu possible par:

Un certain nombre de marqueurs que je tiens comme les gardiens de l’organique « vertueux », c’est à dire sans chaos:

poubelle

  • La culture de la trace:
    Personne ne se rend ou n’est rendu indispensable. Chacun cultive donc la trace de ce qu’il opère au sein de ce collectif.

    Qualité par laquelle chacun(e) est libre d’entrer ou de sortir d’un projet, à tout moment, sans conséquences pour lui, comme pour le groupe.
    Le véritable enjeu d’entrée ou de sortie se réduisant donc à son propre chemin individuel: ses apprentissages et la pertinence de sa présence à cet endroit là, dans ce moment là.
  • Des outils:
    Pour cultiver, protéger et garder au cœur cette individuation, comme la Zone d’Enthousiasme, ou encore le Théorème du Vase
  • Des rituels:
    D’interaction et de dynamiques qui nous préservent des écueils d’égos, en nous maintenant dans une énergie de co-apprentissage et de synergie:
     ✔ « Pour et pas Contre »: privilegier la Bonification à la réaction.
    Le Consentement:
    Plutôt que la recherche de consensus
    Et la culture de l’Objection Raisonnable contre celle de confort.
    « Pas de prospective » partir de ce qui est, plutôt que de suppositions: ne pas préjuger ou influencer les décisions d’aujourd’hui, au nom d’un futur non encore advenu
  • Une posture de chercheurs:
    ✔ Voir en chaque situation, quel que soit son niveau de complexité, des marqueurs apprenants.
    En faisant la part belle aux intuitions, sans barrières de prospective
    La confiance A-PRIORI: un ingrédient majeur !
    Pas de confiance à posteriori, qui demande, elle validation à-priori (que le projet va fonctionner, que la personne est capable, légitime, etc), mais un contrepied:
    La confiance à priori + validation à posteriori… (que la marche était la bonne ou non, etc.), ce que l’on pourrait aussi résumer ainsi: expérience + constatation = validation
    Car c’est ainsi que nous tirons de réels apprentissages à partir de ce qui est. Et de ce qui pousse.

Nous n’avons d’ailleurs pas de préjugé quant au fait qu’il faille aboutir un projet ou non, car nous fonctionnons dans la certitude que la majeur partie des apprentissages se font dans le chemin, et que finalement, les projets ne sont que des prétextes à en visiter de nouveaux.
Et à remplir nos vases !

(Nous ne passons pas beaucoup de temps sur la Com, le moyen le plus sur de suivre l’actualité / Ateliers / Formations / Hackatons / Projets du Labo: This Way: https://www.facebook.com/labocollectif/?fref=ts )