Niveaux d’Engagement et Collectif

(page en cours de rédaction)

Et il en va de même dans les collectifs !

Au niveau du collectif

Il peut arriver que des tensions et bras de fer apparaissent au sein du collectif, simplement parce qu’il n’est pas rendu intelligible que l’un a besoin d’agir sur son microcosme, pendant que l’autre a besoin d’agir dans / à partir d’une autre strate…

Prenons l’exemple, cette fois, d’une Oasis qui se créé.
Ses futurs habitants sont avancés dans la réalisation du projet, ont trouvé le lieu, la répartition budgétaire, celle des locaux et s’entendent sur des valeurs de fond communes. Mais le projet est bloqué au niveau de la définition des l’usage des espaces collectifs.
Romane souhaite un espace très ouvert, qui fasse vitrine de leur démarche collective d’Oasis. Jean quant à lui souhaite fortement, au contraire, un espace intimiste. Carla et Marie ne sont opposées ni à l’une ni à l’autre option.
Si on observe pour quelles strates chacun se met en mouvement vers ce projet, la logique de ce blocage apparaîtra assez facilement.
Romane est de tempérament plutôt activiste. Elle souhaite vivre et rendre visible une autre façon de faire société. Elle oeuvre pour l’Endo-Système. Jean partage tout à fait ce point de vue, il se consacre même à la rédaction d’un ouvrage sur l’obsolescence d’une société qu’il considère comme violente. Son intention, lorsqu’il rejoint ce projet d’oasis, est de vivre dans un milieu qui l’en protège.
Cette différence de focale fait que Jean entre dans le projet avec une dynamique de Microcosme (s’extraire d’un système qui ne lui convient pas), quand Romane, elle y entre avec une dynamique d’Endo-Système (faire évoluer le système)
Romane souhaite ouvrir au monde, Jean, fermer au monde.
Carla et Marie, quant à elles, s’impliquent dans le projet, car elles souhaitent élever leurs enfants dans des valeurs de vivre-ensemble. Leur intention qui se situe au niveau écosystémique restera servie dans les deux cas.